Personne ne t'a appris à aimer.
Ce livre ne t'apprendra pas non plus.
Mais tu sentiras où ça serre.
Et c'est là que ça commence.
Ça ressemble à un rire.
Mais ça s'arrête avant.
L'Amour Bleu est un récit poétique où les émotions ne se disent pas — elles se sentent. Les yeux qui glissent. La gorge qui serre. Le genou qui tape. Chaque geste parle. Chaque silence pèse.
Dix chapitres. Cinq voix — Noé, Maya, Pauline, Abel, Jules — et un narrateur qui cherche, comme eux, ce que veut dire rester.
Entre chaque scène, le récit bascule : embruns sur les rochers, course d'un animal dans la montagne, une rose bleue seule dans une vallée, deux gouttes dans l'océan. Ces visions traversent les personnages comme des rêves éveillés. Et laissent des traces.
« Des fois je me dis…
quand on m'aime… on me laisse sortir. »
Elle touche sa poitrine, du bout des doigts.
« Pas sortir de la chambre.
Sortir… là. »
Le cœur bat. Bleu, encore.
Ils se prirent la main.
Dans ce contact, il y avait plus que l’un et l’autre :
il y avait la mer, le temps,
une mémoire infinie.